Construire sa propre volière de jardin demande un minimum de méthode avant de sortir la scie. Entre le choix des dimensions, l’ossature bois et le grillage, chaque étape conditionne la suivante. Voici un plan complet, pensé pour une volière extérieure solide et adaptée au nombre d’oiseaux qu’elle accueillera.
Dimensionner votre volière en bois selon vos oiseaux
La règle de base à retenir tout de suite : les oiseaux volent surtout à l’horizontale, donc la longueur compte plus que la hauteur. Une volière trop haute et trop étroite frustre les occupants, alors qu’un espace allongé leur permet de vraiment prendre leur envol. C’est le premier réflexe à avoir avant même de dessiner le plan.
Calculer la taille idéale en fonction du nombre d’oiseaux
Pour de petits oiseaux comme les perruches ondulées, on considère souvent qu’un volume d’environ 1 m³ par couple constitue une base correcte, à condition de ne pas multiplier les couples dans un espace resté identique. Pour un seul couple, certains plans plus économes descendent à 0,5 m³, mais le confort et le comportement des oiseaux y gagnent nettement avec un mètre cube complet. Dès que le nombre d’oiseaux augmente, il ne suffit pas d’ajouter quelques centimètres : il faut recalculer la surface au sol proportionnellement, sous peine de tensions entre individus.
Prévoir la hauteur et la surface au sol
Une volière extérieure pour perruches se dimensionne bien autour de 1 m de large, 2 m de long et 2 m de haut pour plusieurs oiseaux. Cette proportion laisse de la place pour voler en ligne et pour installer perchoirs et nids sans encombrer l’espace de vol. Pour des espèces moyennes ou grandes, augmentez la surface au sol en priorité, la hauteur ne servant qu’à faciliter l’entretien humain plus qu’au bien-être des oiseaux eux-mêmes.
| Type d’oiseaux | Volume recommandé | Dimensions indicatives |
|---|---|---|
| 1 couple de petits oiseaux | environ 0,5 à 1 m³ | 1 m x 1 m x 1 m |
| Plusieurs perruches | 4 m³ et plus | 1 m x 2 m x 2 m |
| Oiseaux moyens/grands | à adapter selon espèce | surface au sol prioritaire |
Choisir l’emplacement et préparer le terrain
Le meilleur plan du monde ne rattrape pas un mauvais emplacement. La volière doit bénéficier d’un ensoleillement partiel, ni en plein soleil toute la journée, ni totalement à l’ombre. Une orientation qui capte le soleil du matin et offre de l’ombre l’après-midi convient à la plupart des espèces couramment élevées en extérieur.
Critères d’emplacement (ensoleillement, proximité maison, type de sol)
Installez la volière de jardin à l’abri des vents dominants, idéalement contre un mur ou une haie qui coupe les courants d’air froid. La proximité de la maison facilite la surveillance et l’accès à l’eau, sans pour autant coller la structure contre une fenêtre bruyante. Concernant le sol, préférez une terre bien drainée : une zone qui stagne après la pluie deviendra vite un foyer d’humidité néfaste pour le plancher en bois comme pour la santé des oiseaux.
Matériel et outils nécessaires pour construire la volière
Le choix du bois fait toute la différence sur la durée de vie de l’installation. Un bois traité autoclave classe 4 résiste bien à l’humidité extérieure et aux attaques d’insectes, contrairement à un bois brut qui se dégrade en quelques saisons seulement. Prévoyez des tasseaux et madriers pour l’ossature, du grillage à mailles adaptées à la taille des oiseaux (plus fin pour les petits, plus large jusqu’à 25 mm pour les grandes espèces), ainsi qu’une visserie inoxydable qui ne rouillera pas au contact de la pluie.
Côté outils, une scie, une perceuse-visseuse, un niveau à bulle, un mètre et une agrafeuse pour fixer le grillage suffisent dans la plupart des cas. Pensez aussi à des équerres métalliques pour renforcer les angles de la charpente et à un produit de traitement complémentaire si le bois choisi n’est pas déjà autoclave.
Étapes de construction de la structure en bois
Une fois le plan validé et le matériel réuni, la construction cage suit un enchaînement logique : plancher, ossature, charpente, toit, puis grillage. Respecter cet ordre évite de devoir démonter une partie déjà fixée pour corriger une erreur de niveau ou d’équerrage.
Monter l’ossature verticale (montants, cadres)
Commencez par tracer et découper les montants verticaux qui formeront les coins de la volière. Ces montants doivent être parfaitement d’équerre entre eux, car toute la stabilité de l’ensemble en dépend. Assemblez ensuite les cadres horizontaux qui relient les montants entre eux, en haut et en bas de la structure, en vérifiant systématiquement le niveau à chaque fixation.
Construire le plancher ou dalle de base
Le plancher peut être une dalle en bois surélevée sur plots ou une dalle béton pour une installation plus pérenne. Surélever légèrement le sol facilite le nettoyage et limite les remontées d’humidité qui abîment le bois sur la durée. Certains éleveurs préfèrent un sol en gravier drainant recouvert d’un caillebotis amovible, plus simple à entretenir au quotidien.
Assembler la charpente et poser le toit
La charpente vient ensuite fermer le haut de la structure et supporter le poids du toit. Une légère pente permet l’écoulement de l’eau de pluie et évite les poches d’humidité stagnante. Pour le toit lui-même, une plaque translucide ou des tuiles bitumées légères conviennent bien, à condition de laisser une partie ouverte grillagée pour garantir une ventilation naturelle suffisante.
Habillage et finitions de la volière
Une fois l’ossature bois et la charpente en place, il reste à fermer les parois et à sécuriser l’ensemble contre les prédateurs et les intempéries.
Fixer le grillage sur les parois
L’habillage parois se fait en tendant le grillage sur chaque face, agrafé puis renforcé par des tasseaux fins qui le maintiennent plaqué contre le bois. Cette double fixation empêche les rongeurs ou les prédateurs de soulever le grillage par un coin mal tendu. Vérifiez qu’aucune arête coupante ne dépasse à hauteur des perchoirs, là où les oiseaux se posent le plus souvent.
Ancrer et rigidifier l’ensemble
L’ancrage au sol conditionne la résistance de la volière face au vent. Des platines métalliques vissées dans des plots béton ou des piquets enfoncés en profondeur suffisent généralement à rigidifier la structure. N’hésitez pas à ajouter des croix de contreventement en bois sur les faces les plus exposées si votre région connaît des vents forts.
Utiliser un bois non traité pour gagner quelques euros au départ coûte souvent plus cher à moyen terme : humidité, gondolement, attaques d’insectes. Un bois autoclave classe 4 reste l’investissement le plus rentable sur une structure extérieure exposée toute l’année.
Aménager l’intérieur de la volière
Une fois la structure terminée, l’aménagement intérieur donne tout son intérêt au projet. Répartissez plusieurs perchoirs à différentes hauteurs, en branches naturelles si possible, plus confortables pour les pattes que des tasseaux droits. Installez les nids dans les zones les plus abritées du vent et du regard, à l’écart des zones de passage fréquent.
Les mangeoires et abreuvoirs trouvent leur place sous un pan couvert du toit, à l’abri de la pluie directe et des fientes qui tombent des perchoirs supérieurs. Un dernier point souvent oublié : prévoyez un accès humain pratique, une porte suffisamment large pour entrer nettoyer sans déranger constamment les occupants de cette volière devenue, avec ce plan suivi étape par étape, un véritable projet DIY réussi.